Aller au contenu

Afrique sur Bièvre à Besançon pour Lumières d’Afrique 2019

Un membre de notre équipe a pu participer pendant trois jours (11,12 et 13 novembre2019) à « Lumières d’Afrique » qui en était à sa 19e édition à Besançon, ville natale des frères Lumière.

Ce festival, qui s’est déroulé du 9 au 17 novembre, proposait une programmation très riche avec 63 séances de cinéma : 32 longs métrages de fiction dont 10 en compétition et 5 films de patrimoine, 15 courts métrages de fiction dont 6 en compétition, 23 documentaires dont 10 longs et 5 courts en compétition. La plupart des films sont récents, souvent inédits, et ils offrent de nombreuses occasions de découvertes, précieuses pour l’exploration de la création cinématographique africaine. 24 pays étaient représentés.

Les projections avaient lieu dans deux cinémas du centre-ville mais principalement au petit Kursaal, une grande salle confortable et idéalement située, lieu de manifestations culturelles bien connu des Bisontins, à l’ombre d’une statue de Victor Hugo. Elle est doublée d’un espace pour les rencontres, la restauration assurée par deux associations de la ville, un stand, le Bivouac littéraire, exposant une large sélection d’ouvrages d’auteurs africains dont 3, en résidence, ont signé leur livre récemment paru. Dans une salle annexe, étaient exposées de très belles photographies d’amateurs réalisées par des membres d’associations œuvrant en Afrique, qui se relaient pour commenter leurs expériences et leurs œuvres et recueillir des commandes de tirages, effectués, pour un prix plus que raisonnable, par un photographe professionnel partenaire du festival. S’ajoutent à cela, le festival Afri-Mômes à destination des enfants, des expositions de professionnels ou de « trésors africains » gracieusement prêtés par leurs propriétaires collectionneurs, des concerts, des conférences en lien notamment avec le site Migrations de Bourgogne -Franche Comté, un repas africain dans les cantines scolaires etc…

Ces propositions sont élaborées grâce à plus de 40 bénévoles militants, sous la houlette très active du directeur du festival, Gérard Marion, lui-même bénévole. La ville de Besançon, les associations, les commerçants, les particuliers de la capitale franc-comtoise et du département contribuent par leur implication dans les différents domaines au succès de la manifestation organisée par l’association APACA (Association pour la promotion des arts et des cultures d’Afrique), plus riche de l’action militante de ses membres que de ses ressources financières. L’hébergement des réalisateurs, peu nombreux cette année, est notamment assuré par les habitants.

Le public, issu essentiellement des classes moyennes liées aux associations traditionnellement très actives à Besançon, se presse nombreux, et les salles sont pleines pour les films en compétition. On y retrouve aussi des Africains venus faire leurs études au Centre de Linguistique Appliquée (CLA), de réputation internationale, et dont certains ont fait souche dans la ville. L’attribution des prix par différents publics est toujours suivie avec grand intérêt même si ces prix ne sont pas dotés financièrement. Le Palmarès 2019 figure en annexe.

Pendant 10 jours, les Bisontins et leurs visiteurs, vivent joyeusement au rythme de l’Afrique dans la boucle du Doubs.

Lumières d’Afrique 2019 Besançon

Le Palmarès

Longs métrages de fiction                                                               

Coup de cœur du Public de Besançon : 

« Adam » de Maryam Touzani

Prix du jury jeunes :

« Adam » de Maryam Touzani (Maroc)

Mention spéciale : « Ketéke » de Peter Sedufia (Ghana)

Prix du Jury Signis :

« Adam » de Maryam Touzani (Maroc)

Courts métrages de fiction 

Prix du jury de la diaspora africaine de Besançon :

«Naabiga le prince » de Zalissa Zoungrana (Burkina Faso)

Mention spéciale : « le mil de la mort » de Jaloud Zainou Tangui (Maroc)

Documentaires Format long

Grand prix Eden pour les documentaires :

«Le loup d’or de Balole» de Chloé Aïcha Boro (Burkina Faso)

Mention spéciale  «Le fou,le génie et le sage » de Maïmouna N’Diay (Burkina Faso)

 Prix du public :

«Poisson d’or, Poisson africain » de Thomas Grand (Sénégal)

Documentaires Format court

Prix pour le documentaire court métrage  

«Chambre N 1 » de Leila N’Deye Thiam (République Centrafricaine)   

Mention spéciale pour « Zanaka, ainsi parlait Félix » de Nantenaina Lova (Madagascard)

 Prix du public : 

« Chambre N 1 » de Leila N’Deye Thiam (République Centrafricaine)

Programme du Festival : « Ciné Regards Africains » 2019


Le prochain festival « Ciné Regards Africains » aura lieu du vendredi 22 novembre au dimanche 1er décembre 2019

Chaque projection sera suivie d’un débat animé par des spécialistes des cinémas africains et/ou des réalisateurs ou membres des équipes des films.

Pour la première fois, les spectateurs seront invités à voter pour décerner : « Le Prix du public» à un réalisateur de court métrage, parmi les 5 films projetés le 30 novembre au cinéma Jean Vilar à Arcueil

Les résultats seront proclamés lors de la séance de clôture
le dimanche 1er décembre à 16h
au cinéma Jean Vilar à Arcueil.


◊ Vendredi 22 novembre – cinéma La Pléiade – Cachan –
20h30


SEGA
d’Idil Ibrahim – Sénégal – 2018 – 24 min – fiction – couleur- VF

Prix jeune public Cinéma d’Afrique à Angers 2019.
Après avoir tenté à maintes reprises de gagner le continent européen, Sega est renvoyé à Dakar
où il doit à présent affronter sa famille, ses amis et digérer sa grande déception. Quel est maintenant son avenir ?

 

 

 MABATA BATA de Sol de Carvalho – Mozambique – 2017 – 74 min – fiction – VO STF

Prix de la meilleure image et du meilleur montage au FESPACO 2019
Azarias, un jeune berger orphelin rêve d’aller à l’école mais il doit garder le troupeau de son oncle Raul . Un jour, une mine explose et il doit s’enfuir dans la forêt. L’histoire est racontée de façon particulière : ce n’est que progressivement, par une succession de retours en arrière, que la tragédie sera dévoilée et prendra tout son sens.

Tarif : 5 €

 

◊ Samedi 23 novembre – cinéma La Pléiade – Cachan

 17h30 – HAKKUNDE (Entre deux) d’Oluseyi ASURF AMUWA – Nigéria – 2017- 97min – fiction VO STF

Cadre supérieur, enseignant au chômage, Akandé, a tout essayé pour trouver du travail à Lagos. Désespéré, il décide de quitter la capitale sans tenir compte de l’avis défavorable de sa sœur.  Il se rend à Kaduna, un village situé au nord du Nigéria. Mais là non plus rien n’est simple… jusqu’à ce qu’il trouve une idée géniale.

 

 

20h30 – WRONG CONNECTION (Mauvaise rencontre) de Ando Raminoson et Colin Dupré – Madagascar – 2016 – 16 min – fiction – VO STF

Dans cette parodie rocambolesque de blockbuster à la sauce malgache, la mise aux enchères par le gouvernement
d’une arme révolutionnaire improbable va bouleverser l’équilibre géopolitique mondial.
Avec l’humour et l’absurde, le film dénonce les travers d’un pouvoir corrompu tout en abordant les problèmes de la société malgache

 

 

 

LA MISERICORDE DE LA JUNGLE  de Joël Karekezi – Rwanda – 2018 – 91min – fiction
– couleur – VO swahili, français – STF.

Étalon d’or au Fespaco 2019 et 1er prix d’interprétation masculine pour Marc Zinga.

1998, région du Kivu, à la frontière entre le Congo (RDC) et le Rwanda. Alors que la deuxième guerre du Congo fait rage, deux soldats se retrouvent isolés et sans ressources dans la jungle la plus vaste, la plus dense et la plus hostile du continent. Ils devront faire face à leurs propres tourments et à ceux d’un territoire ravagé par la violence de nombreux groupes armés.

Restauration possible entre les deux séances

Tarif pour les deux séances : 6,50 € – réduit : 5 € moins de 15 ans et étudiants de moins de 27 ans.

 

◊ Dimanche 24 novembre – cinéma La Pléiade – Cachan

 

16h00 – TITHES AND OFFERINGS (Dîmes et Offrandes) de Tony KOROS Kenya – 2018 -16 min – Fiction – couleur – VOSTF

Un pasteur kényan un peu charlatan a bien du mal à rassembler ses fidèles et à renflouer ses finances. Il promet des miracles mais un jour, ô miracle ! L’improbable se produit.

Un film cocasse qui montre aussi l’emprise des églises évangéliques sur des fidèles crédules.

 

 

LE LOUP D’OR DE BALOLE de Aïcha Boro Leterrier – Burkina Faso – 2018 – 75 min – documentaire – couleur – VO STF

Au cœur de Ouagadougou, une carrière de granit où près de 2500 personnes, adultes et enfants, travaillent dans des conditions dantesques, en marge d’une société qui refuse de les voir.
Mais en 2014, la révolution est passée par là et a soulevé un vent d’espoir et d’émancipation.
Voilà que les mineurs s’organisent pour se libérer du joug des intermédiaires afin de vendre directement le fruit de leur travail.


Tarif : 5 €

 

◊ Lundi 25  novembre – cinéma Le Sélect –Antony

 

18h30 – AMAL de Mohamed Siam – Égypte/Liban/Allemagne/France/Norvège/Danemark/Qatar
-2017 – 83 min – documentaire – VO arabe STF

« Un jour, il y aura une révolution en Egypte. Fais ce que tu veux, n’aie pas peur ». Amal, héritière de cette prophétie paternelle, trop jeune pour manifester en 2011, s’introduit en 2013, avec la fougue de ses 15 ans, dans l’univers très masculin des « ultras » cairotes qui poursuivent le combat. M. Siam la filme dans le bouillonnement « post-Tahrir » sur une durée de 6 ans.

Tarif : 6 € parking gratuit

 

◊ Mardi 26 novembre – cinéma La Tournelle – L’Haÿ-les-Roses : Soirée Kaouther Ben Hania

 

20h – LES PASTEQUES DU CHEIKH de Kaouther Ben Hania – Tunisie/France – 2018 – Fiction – 23 min – VOSTF

Cheikh Taher est un imam pieux et respecté. Il accepte de prier sur la dépouille d’une femme qu’il ne connaît pas, mais son acte de piété s’avère être l’erreur de trop qui précipitera la spoliation de son pouvoir par Hamid, son jeune assistant machiavélique et ambitieux.

 

 

 

LA BELLE ET LA MEUTE de Kaouther Ben Hania – Tunisie/France/Liban/Norvège – 2017- fiction – 95 min – VO arabe STF

Lors d’une fête étudiante, Mariam, jeune tunisienne, croise le regard de Youssef. Quelques heures plus tard, elle erre dans la rue en état de choc. Commence pour elle une longue nuit durant laquelle elle va devoir lutter pour le respect de ses droits et de sa dignité.
Mais comment peut-on obtenir justice quand celle-ci se trouve du côté des bourreaux ?

Tarif : 4,20 € – tarif abonnés : 4,00 €

 

 

 

◊ Mercredi 27 novembre – Maison Pour Tous Gérard Philipe – Villejuif

Accueil : 19h

 20h : DUGA (LES CHAROGNARDS) de Abdoulaye DAO et Hervé Eric LENGANI Burkina Faso – 2018 – 95 min – fiction – couleur -VO STF

Que faire d’un corps que personne ne veut inhumer ? Rasmané, ami du défunt, va tout mettre en œuvre pour s’acquitter de cette mission impossible… Dans ce récit drôle et plein de rebondissements, Rasmané, entouré de personnages hauts en couleur, va devoir composer avec les codes sociaux et religieux.

Entrée libre dans la limite des places disponibles.

 

◊ Jeudi 28 novembre – cinéma La Tournelle –  L’Haÿ-les-Roses

20h : EN ATTENDANT LES HIRONDELLES  de Karim MOUSSAOUI Algérie/France – 2017 – 113 min – fiction – couleur – VO STF

Aujourd’hui, en Algérie, trois histoires, trois générations. Mourad, un promoteur immobilier divorcé, sent que tout lui échappe.
Aïcha, une jeune fille, est tiraillée entre son désir pour Djalil et un autre destin promis. Dahman, un neurologue, est soudainement rattrapé par son passé, à la veille de son mariage.
Dans les remous de ces vies bousculées qui mettent chacun face à des choix décisifs, passé et présent se télescopent pour raconter l’Algérie contemporaine

Tarif : 4,20 € – tarif abonnés : 4,00 €

 

◊ Samedi 30 novembre  – cinéma Jean Vilar – Arcueil – 2 séances

 

18h00 : 1ere séance consacrée aux courts métrages en compétition pour le Prix du public

  • BROTHERHOOD (Fraternité) de Meryam JOOBEUR – Tunisie/Canada/Qatar – 2018 – 25 min– fiction – couleur – VO STF

Mohamed est un berger endurci qui vit dans la campagne tunisienne avec sa femme et ses deux fils. Sa vie est ébranlée quand son fils aîné revient un jour secrètement d’un long voyage, accompagné d’une mystérieuse jeune épouse en niqab. Entre le père et le fils, la tension monte jusqu’à la rupture.

  • CHAMBRE N°1 de Leila N’DEYE THIAM – République Centrafricaine/France – 2018 – 29 min- documentaire – couleur – VOSTF

Dans la salle no 1 du service de traumatologie de l’Hôpital communautaire de Bangui, dix femmes attendent de pouvoir enfin rentrer chez elles. Elles ont chacune vécu différentes expériences et difficultés. Alors qu’elles patientent, de nombreuses discussions s’engagent. Elles partagent soucis, espoirs, projets, mais aussi plaisanteries, rires et bonne humeur. Un film sur la Centrafrique contemporaine.

  • FERRAILLE de Karima GUENNOUNI – Maroc – 2017 – 17 min – fiction – couleur – VO STF

Afin d’assouvir le vœu de son frère autiste qui rêve de voir la mer, Sarah, tout en poursuivant ses études, travaille chez un garagiste où elle répare sa vieille 4L. Mais son beau-père, peu scrupuleux, lui vole sa paie et compromet ainsi son projet. Sarah pourtant n’en restera pas là.

  • MARCHE ARRIERE de Noha Adel – Égypte – 2017 – 14 min – fiction – couleur – VO arabe STF

Le Caire. Deux voitures face à face dans une rue à sens unique, conduites respectivement par un homme et une femme, créent un énorme embouteillage : aucun des deux n’accepte de faire marche arrière et tout le monde s’en mêle !

Un film drôle et qui pointe, à la faveur d’une scène de rue, les blocages de la société égyptienne

 

◊ Samedi 30 novembre – cinéma Jean Vilar – Arcueil – 2emeséance  

 

20h30 – court métrage en compétition pour le Prix du public :

DES ETES CHAUDS ET SECS  de Sherif EL BENDARY – Égypte – 2016 – 30 min – fiction – couleur – VOSTF

Dans l’agitation d’une journée d’été au Caire, deux âmes seules se croisent dans un taxi : Shawky, un vieil homme maladif, et Doaa, une jeune femme pleine de vie. Grâce à cette rencontre, chacun d’eux va retrouver un sens à son existence.

KETEKE (Le train) de Peter SEDUFIA – Ghana – 2017 – 70 min – fiction – couleur – VO STF
Prix du jeune public à Cinémas d’Afrique – Angers 2019

Années 80 : Atswei, enceinte, et son mari, Boi, tentent de rejoindre Ateke, le village de la femme, pour l’accouchement.
Ils ratent le train, seul moyen de transport pour arriver à la bourgade. C’est le point de départ, pour nos deux héros égarés en pleine brousse, d’un périple particulièrement burlesque.

Tarif pour les 2 séances : 7,30 € – réduit : 4,75 € – abonnés et moins de 15 ans : 3,65€

Restauration possible entre les 2 séances

 

 

◊ Dimanche 1er décembre – cinéma Jean Vilar – Arcueil

16h00 : Proclamation des résultats du Prix du public

Chants d’Afrique par la chorale : La Voix Est Libre

JUSQU’A LA FIN DES TEMPS  de Yasmine CHOUIKH Algérie – 2017 – 93 min – fiction – couleur -VO STF

Dans le cimetière d’un petit village algérien, lieu de pèlerinage célèbre, Johar, une veuve sexagénaire venue se recueillir sur la tombe de sa sœur, fait la connaissance de Ali, septuagénaire, fossoyeur et gardien du cimetière. Entre ces deux êtres maltraités par la vie va s’établir progressivement une relation de tendre complicité originale et délicate.

Tarif : 5,20 € – réduit : 4,75 € – abonnés et moins de 15 ans : 3,65€



◊ Séances scolaires du 19 au 23 novembre

  • Classes CM1/CM2 : 2 courts métrages :

PEAU DE COLLE de Kaouther BEN HANIA  – 23 min – Tunisie / France  – 2013 –fiction –VO arabe STF

DERRIERE LE MUR de Karima ZOUBIR  – 18min  – Maroc – fiction – VO arabe ST français

  • Collèges : classes de 4ème et 3ème

WALLAY de Berni GOLDBLAT – France/Burkina Faso – 2017 -85 min – fiction – VO STF

 


◊ Autour du festival

  • Samedi 9 novembre  – Centre socioculturel Maison Cousté – Cachan
    WALLAY de Berni GOLDBLAT – France/Burkina Faso – 2017 -85 min – fiction – VO STF
    – 16h : accueil
    – 16h30 : projection du film suivie d’un échange + goûter.
  • Mercredi 27 novembre après-midi – Maison des Familles de Gentilly

         SUPA MODO  de Likarion WAINAINA – Kenya – 2018 – 74 min – fiction – VO STF

  • Vendredi 29 novembre – soirée  – ciné-débat organisé par l’association Femmes Solidaires
    Centre Municipal d’Action Culturelle 2, Rue Jules Ferry, Gentilly

         DIFRET de Zeresenay Berhane MEHARI – Ethiopie – 2014 – 99 min – fiction  – VO STF

 


Les salles :

  • Cinéma La Pléiade
    12 avenue Cousin de Méricourt 94230 Cachan -Tél. 01 46 65 06 98
  • Cinéma La Tournelle
    14 rue Dispan 94240 L’Haÿ les Roses -Tél. 01 49 08 50 71
  • Cinéma Le Sélect 10 avenue de la Division Leclerc 92160 Antony -Tél. 01 40 96 64 64
  • Espace Municipal Jean Vilar
    1 rue Paul Signac 94110 Arcueil -Tél. 01 41 24 25 50
  • Maison Pour Tous Gérard Philipe
    118 rue Youri Gagarine 94800 Villejuif -Tél. 01 46 86 08 05

 

 

Afrique sur Bièvre au festival « Africajarc »

Des membres d’Afrique sur Bièvre étaient présents au festival « Africajarc » à Cajarc dans le Lot, pour sa 21ème édition, du 18 au 21 juillet 2019.

Résultats de la compétition « courts métrage » au festival Africajarc :
Prix du meilleur film pour Jebel Banat de Sharine Atif (Egypte)
Mention spéciale pour Black mamba d’Amel Guellaty (Tunisie)
Prix de la meilleur interprétation pour Grayaa Mohamed Hessine dans Brotherhood de Meryam Joobeur (Tunisie)
et prix du meilleur film du Jury jeune pour Black mamba d’Amel Guellaty

Afrique sur Bièvre au festival Cinémas d’Afrique à Angers

Du 2 au 7 avril 2019, le Grand Théâtre accueillait en plein centre d’Angers la 17e édition de Cinémas d’Afrique.

Ce festival qui a lieu tous les deux ans, peu après le FESPACO,  présente une sélection de courts et longs métrages récents, réalisés par des cinéastes de tout le continent. C’est un grand moment d’échanges et de rencontres avec les réalisateurs, un événement unique qui irrigue toute la ville et multiplie les occasions de fête et de partage au centre et dans les quartiers, pour montrer « une Afrique qui bouge et invite à voir le monde autrement ». Si le festival se pérennise d’une édition à l’autre, c’est grâce au dynamisme des organisatrices, au soutien de la ville d’Angers et à la centaine de bénévoles qui s’y investissent au cours de l’année.

Dix membres d’Afrique sur Bièvre avaient fait le voyage pour visionner les films, rencontrer les réalisateurs et l’équipe du festival et établir des contacts dans le cadre de la préparation de notre propre festival Ciné Regards Africains. Ils en sont  revenus très satisfaits à tous égards !

Au programme :
– Des longs et courts métrages de tout le continent  (7 longs métrages et cinq courts en compétition en 2019)
– Deux jurys (un jury du public et un jury jeune) avec 4 prix
– Une programmation jeune public
– Des ateliers de pratique artistique
– Des conférences
– Des expositions
– Un temps de valorisation de projets portés par des jeunes (Projets Bled)
– Des festivités
– Et bien d’autres choses encore.

Palmarès officiel de Cinémas d’Afrique 2019 :

 Prix Jury Jeunes :

Courts-métrages : Black Mamba  de Amel Guellaty (Tunisie) et une mention spéciale pour Sega de Idil  Ibrahim (Sénégal)
Longs-métrages : Mabata Bata de Joan Luis Sol de Carvalho (Mozambique)

Prix du Public :

Courts-métrages : Black Mamba de Amel Guellaty (Tunisie)
Longs-métrages : Les charognards (Duga) de Abdoulaye Dao- Hervé Eric Lengan Burkina Faso

Sélection des jeunes programmateurs  (destinée à une projection dans les quartiers)

Sega de Idil  Ibrahim (Sénégal)
Le mil de la mort  de Jaloud Zainou Tangui (Niger)

« Rencontrer mon père » un film d’Alassane Diago

Les membres d’Afrique sur Bièvre étaient venus nombreux le 20 février pour assister à la projection en avant première au Reflet Médicis du nouveau film d’Alassane Diago : « Rencontrer mon père » en présence du réalisateur.

Nous avions projeté son film précédent : « La vie n’est pas immobile » à plusieurs reprises et devant des publics très divers lors du festival « Ciné Regards Africains » en 2015.
A cette occasion, Alassane avait passé quelques jours avec nous et nous avait projeté son film précédent : « Les larmes de l’émigration ».
Il y filme sa mère qui raconte avec dignité son quotidien douloureux pour survivre avec ses enfants, dans l’attente d’un mari parti en exil 20 ans plus tôt et jamais revenu.
Nous avions été très touchés par ce tête-à-tête poignant et pudique entre une mère et son fils et Alassane nous avait alors parlé de son projet de retrouver son père, de recueillir son point de vue et de tourner un film sur son histoire.

C’était en 2015 et on imagine ce qu’il a fallu de courage, de ténacité et de force de persuasion, d’abord pour convaincre son père, et ensuite pour réaliser ce nouveau film et le mener à son terme.

Ce qui est remarquable c’est que, partant d’une histoire familiale, intime, ancrée dans un territoire et dans une culture, si loin de notre quotidien, Alassane réussit, non seulement à traiter des problèmes universels liés à l’immigration, mais aussi à toucher profondément les spectateurs que nous sommes, grâce à son talent de cinéaste et à la sincérité de son propos et de ses images.

Un film à voir absolument !

 

Afrique sur Bièvre à Clermont-Ferrand

Le 41e Festival international du court métrage de Clermont-Ferrand, le plus grand dans le monde, s’est déroulé du 1er au 9 février 2019.

Quarante ans après sa création, l’esprit d’une communauté de cinéphiles règne toujours à Clermont-Ferrand. Dans cette ville de 142 000 habitants, le plus grand festival de courts métrages dans le monde a ouvert ses portes du 1er au 9 février. Des professionnels du monde entier et 160 000 spectateurs étaient attendus à ce rendez-vous, organisé par le collectif Sauve qui peut le court métrage.

Au sein de la programmation internationale, est née la section Regards d ‘Afrique à partir du constat que si le court métrage était mal diffusé, il l’était plus mal encore sur le continent africain ou en provenance d’Afrique. Après l’Afrique francophone, le champ a été élargi à l’Afrique lusophone et l’Afrique anglophone . «  On a essayé de prendre les cinéastes encore plus en charge, de les faire venir, d’organiser des débats et des échanges avec le public pour continuer de marquer cet événement. Et on continue à le développer…. On a des films d’une très grande qualité qui sont loin de l’image caricaturale – lourd, social – qu’on peut avoir du cinéma africain, même s’il y en a, parce que c’est un cinéma qui parle des réalités très particulières, mais c’est aussi un cinéma drôle, poétique, fantaisiste. » (E.Wojcik et J. Roussau).

Aux 12 films proposés cette année dans ce cadre spécifique, s’ajoutaient 5 films africains concourant dans la Sélection internationale : Brotherhood  de Méryam Joobeur (Tunisie), The Number, de Manuela Gray (Afrique du Sud, Royaume-Uni), Turning Ten de Jaylan Auf (Egypte, Royaume-Uni), Tithes & Offerings, d’Anthony Koros (Kenya, Etats-Unis), Sega, d’Idil Ibrahim (Sénégal, Etats-Unis).

Nous étions un groupe de 7 personnes, 4 membres de l’équipe d’ Afrique sur Bièvre et  3 amis cinéphiles habitués du festival, ravis des choix qui leur étaient offerts et de leur qualité. Au delà des films de la compétition internationale que nous avons beaucoup appréciés –Brotherhood a obtenu une mention spéciale du jury international – , nous en avons remarqué  au moins quatre autres, susceptibles d’être retenus pour Ciné Regards Africains.

C’est dire que notre séjour a été fructueux  sans parler de toutes les autres découvertes qui nous ont confirmés dans l’idée que le court métrage est décidément un genre majeur.

Projection du film : « Fahavalo, Madagascar 1947 »

Le film  documentaire  » Fahavalo, Madagascar 1947  » de Marie-Clémence Andriamonta-Paes  qui sort en France fin janvier sera projeté le mardi 5 février  à 20h30 au cinéma La Pléiade à Cachan, dans le cadre des « mardis des réalisateurs » en présence de la réalisatrice.

A Madagascar en 1947, les rebelles insurgés contre le système colonial sont appelés fahavalo, «ennemis» de la France. Les derniers témoins évoquent leurs longs mois de résistance dans la forêt, armés seulement de sagaies et de talismans

Afrique sur Bièvre est partenaire de cette projection grâce aux liens que l’association entretient avec Marie-Clémence Andriamonta-Paes et avec sa maison de production : » Laterit distributions ».

Plusieurs films de Marie-Clémence Andriamonta-Paes et de son mari César Paes ont été programmés pendant les festivals précédents : « L’opéra du bout du monde » (projeté en 2012), “Songs of Madagascar” projeté en 2018 à la MJC de Fresnes en partenariat avec l’association “Les amis d’Akany Soa”.

On peut citer également le film « Ady Gasy » de Loiva Nantenaina, produit par Laterit distribution et projeté lors du festival 2015.

Projection du film : « Hyènes » de Djibril Diop Mambety

Le cinéma Jean Vilar à Arcueil programme le mardi 12 février 2019 à 20h, le film : « Hyènes », un film du réalisateur sénégalais Djibril Diop Mambety disparu à l’âge de 53 ans en juillet 1998.
Le film date de 1992 mais une copie restaurée vient de sortir.

Afrique sur Bièvre s’associe à cette projection en assurant l’animation de la séance grâce à la présence de Catherine Ruelle, journaliste spécialiste du cinéma africain et de Wasis Diop, auteur de la musique du film et frère du réalisateur.

Hyènes est un chef d’œuvre du cinéma africain à découvrir ou à revoir pour rendre hommage à un cinéaste qui n’a cessé de montrer au monde les qualités mais aussi les travers de la société sénégalaise.  Aujourd’hui encore, ce film de 1992 est source d’inspiration pour toute une génération de jeunes réalisateurs.

Il a déjà été programmé (avec une copie ancienne) lors du festival Ciné Regards Africains 2010 ainsi qu’un des premiers films de Djibril Diop Mambety, qui date de 1973 ; « Touki Bouki » projeté lors du festival 2014.

 

Le jeu-concours

Pour la première fois cette année, à l’occasion du festival 2018, nous avons lancé un jeu-concours faisant appel à l’attention visuelle et à la fidélité des spectateurs.
Il s’agissait de trouver quels étaient  les films projetés pendant le festival dont aucune image ne figurait  sur la bande annonce.

Les résultats ont été proclamés lors de la dernière séance, le 2 décembre, au cinéma Jean Vilar à Arcueil.
Les films du festival non représentés dans la bande-annonce étaient :

  • le court métrage malgache « Nirin »
  • le court métrage franco-camerounais « Le bleu blanc rouge de mes cheveux »

8 personnes ont donné cette bonne réponse.
La question pour départager ces personnes était le nombre de spectateurs présents pour la séance du 30 novembre à L’Haÿ les Roses.
La bonne réponse était 102, trouvée par une personne. 5 autres réponses était proches à moins de 10 % du nombre réel.

Au total, 6 gagnants repartent chacun avec une statuette de bronze, œuvre originale du sculpteur burkinabé Idrissa Guira :

  • Michèle Joseph de Saint Nazaire (102)
  • Ali Laadj du Plessis-Robinson (100)
  • Françoise Guerrero de Saint Médard en Jalles (97)
  • Danielle Geissert de Richwiller (93)
  • Michèle Croiseau de Bagneux (92)
  • Maria Rasolondraibe de Chartres (92)
         
    Idrissa Guira, est un artiste-modeleur-fondeur de bronze  originaire du Burkina-Faso. Il expose à Dakar et vient régulièrement en France où il réalise des performances.Le savoir-faire d’Idrissa s’est transmis de père en fils. L’artiste explique : « Nous avons commencé par faire des bijoux pour les femmes des chefs de village, puis, ce sont les scènes de la vie quotidienne qui ont été reproduites sous forme de statuettes ».